Emprunter pour acheter un bien locatif engage sur des années. Avant de signer, trois questions : jusqu'où les banques acceptent de prêter, ce qui est plafonné par la réglementation, et comment l'emprunt est traité fiscalement. Voici les repères au 8 octobre 2026.

En deux lignes. Les banques suivent les recommandations du HCSF (taux d'effort de 35 % et 25 ans) avec une marge de flexibilité de 20 %. Au régime réel, les intérêts et l'assurance sont déductibles des revenus fonciers, pas le capital remboursé.

1. Ce que fixent le HCSF et les banques

Ce sont des décisions du HCSF qui s'imposent aux banques, pas des règles de droit applicables à l'emprunteur. L'apport demandé, la quotité de financement et la façon dont les loyers futurs sont pris en compte relèvent de la politique de chaque banque.

Un exemple chiffré (fictif)

Avec 4 000 € de revenus mensuels et 1 300 € de mensualités (assurance comprise), le taux d'effort est de 32,5 % (1 300 ÷ 4 000), sous le seuil de 35 %. Ces chiffres sont illustratifs.

2. Le taux d'usure

Le taux d'usure est le taux maximal auquel un prêt peut être consenti ; il s'apprécie sur le TAEG (assurance et frais compris), non sur le taux nominal. Il est révisé chaque trimestre par la Banque de France. Pour les prêts immobiliers aux particuliers, les seuils applicables à compter du 1er octobre 2026 sont :

3. Ce qui est déductible des revenus fonciers

Au régime réel, sont déductibles les intérêts d'emprunt, l'assurance emprunteur et les frais liés à l'emprunt (dossier, inscription hypothécaire, garantie). Seules les sommes payées dans l'année et justifiées sont déduites. Le remboursement du capital n'est pas déductible. Voir la liste des charges déductibles.

4. Le déficit foncier

Voir le déficit foncier en détail et les travaux déductibles.

5. Les pièges

Questions fréquentes

Quelles sont les règles du HCSF pour un crédit immobilier ?

Taux d'effort limité à 35 % (assurance comprise), durée limitée à 25 ans avec deux ans de différé tolérés, et 20 % de flexibilité pour les banques.

Quels frais d'emprunt sont déductibles des revenus fonciers ?

Au régime réel : intérêts, assurance emprunteur, frais de dossier, d'inscription hypothécaire et de garantie. Pas le capital remboursé.

Les intérêts créent-ils un déficit imputable sur le revenu global ?

Non : le déficit lié aux intérêts ne s'impute que sur les revenus fonciers des dix années suivantes.

Qu'est-ce que le taux d'usure ?

Le taux maximal d'un prêt, apprécié sur le TAEG et révisé chaque trimestre par la Banque de France.

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Sources

Informations vérifiées le 8 octobre 2026 sur les sources ci-dessus. Cet article a une valeur informative et ne remplace pas le conseil d'un professionnel.